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UNIVERSITE DE
TOULOUSE I – SCIENCES SOCIALES
La
fusion des deux équipes précitées a été rendue possible par la mise en commun
de recherches et d’équipes ressenties comme complémentaires dans le même champ,
ainsi que par des conceptions identiques de la démarche pédagogique. En effet
les membres du CDPIAC, qu’ils soient juristes ou politologues, sont préoccupés
par les mêmes questions : comment
le système international et ses différentes composantes et instruments
réagissent-ils aux profondes mutations en cours dans le nouveau désordre
mondial, et quelles mutations subissent-ils eux-mêmes dans l’emploi des
différents instruments (Droit, systèmes de forces, soft power) à leur
disposition ? Ainsi,
à partir des questionnements suivants… ·
Décrire
et analyser comment, dans le contexte de mutation contemporain du phénomène
conflictuel, le système international et ses divers composantes et instruments
réagissent à ces mutations, et quelles mutations subissent-ils eux-mêmes dans
l’emploi des différents instruments à leur disposition ? ·
Comment
former théoriquement et en pratique les étudiants ou les professionnels à
comprendre et à gérer les situations complexes engendrées par ces processus de
mutation de la conflictualité ? … on peut sommairement distinguer comme
axes de recherches : - L’étude des problèmes, contraintes et
modèles d’utilisation de la force dans les systèmes politiques occidentaux et
dans les conflits dits « asymétriques ». - L’étude comparée des rapports entre
l’Ethique, le Droit, la gestion et la résolution des phénomènes conflictuels. - Quelle pédagogie des modes
d'utilisation de la force dans le règlement des conflits ? … et parallèlement des préoccupations
d’ordre pédagogique : En effet, il s’agit ici d’un point de
convergence essentiel entre les deux équipes : les différents axes de recherche
ont toujours été envisagés en totale association avec des projets de formation
et de transmission du savoir et de l’expérience dans les domaines couverts par
la réflexion et/ou l’action des membres des équipes. Manifestations de l'activité du CDPIAC
Cette
activité se déploie sur plusieurs fronts : la production et l’échange de
savoir, la formation dans les domaines
de spécialité du centre, le développement d’un réseau d’expertise et de
recherche national, européen, et international.
Notre
premier objectif est la construction à Toulouse d’une véritable
« communauté » d’étude et de recherche basée sur les questions
d’analyse des conflits et de la sécurité, nationale et internationale. Cette
communauté doit fonctionner comme un « poumon » expirant et inspirant de la
réflexion, du savoir, sur ces questions que nous reconnaissons comme centrales
pour nos sociétés modernes. Universitaires, doctorants, étudiants,
professionnels, entrent, quand ils se mettent à travailler avec nous, dans
cette communauté, et cela est de l’avis de chacun d’une très grande richesse,
utilisable au quotidien des différents membres de l’équipe. Au sein du Centre
lui-même se sont d’ailleurs développés plusieurs sous-groupes spécialisés
fonctionnant en quasi-autonomie : Le
Groupe « Sociologie Militaire », le Groupe de Recherches sur Israël,
le Groupe « Veilles », et enfin le « Groupe d’Etudes et de
Recherche sur la Privatisation de la Sécurité », en cours de formation. 2) Formation et
pédagogie On
peut discerner trois axes d’action majeurs : · Le développement du Diplôme de Droit Pénal International et d’Analyse des Conflits ·
Le
développement des relations pédagogiques avec les professionnels Le
CDPIAC a l’ambition de se déployer dans tous les domaines de l’étude et de
l’action sur la conflictualité. L’ancien Centre de Droit Pénal a apporté un
solide réseau de relations et de coopération avec les institutions
internationales, et notamment l’Organisation des Nations Unies à laquelle deux
des membres fondateurs du CDPIAC (sa co-directrice, Mme Gozzi, et M. Laborde)
sont rattachés au travers de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le
Crime (ONUDC). L’autre versant de l’étude de la conflictualité est bien sûr
l’établissement de relations avec les professions de sécurité. C’est en quelque
sorte l’une des « marques de fabrique » du CDPIAC. Ces relations sont
anciennes et en constant développement. Plusieurs professionnels de la sécurité
sont d’ailleurs membres fondateurs du CDPIAC. Ce
dernier point permet d’ajouter à cette présentation une réalisation qui nous
tient particulièrement à cœur, celle de la signature d’une convention entre UT1
et le 48e régiment de transmissions à Agen en juin 2006, convention qui a
retenu l’intérêt des plus hautes autorités militaires de la région
Terre/Sud-Ouest qui ont souhaité qu’elle soit étendue à d’autres institutions
militaires. De plus, les relations très solides nouées depuis trois ans avec le
Commandement de la Formation de l’Armée de Terre se poursuivent et ont repris
cette année sous la forme d’une participation du CDPIAC au Séminaire des
Formateurs de la Défense de 2007. On peut voir dans ces différentes
coopérations des « relations Armée-Nation » rendues plus que jamais
nécessaires par l’abandon du format organisationnel de la conscription, mais le
spécialiste du maintien de l’ordre y verra aussi l’impact des mutations du
système international qui fait de la fonction de sécurité une préoccupation de
l’ensemble de la société. Les forces de sécurité (militaires et autres) ont
progressivement réalisé que les universités peuvent constituer de bons relais
pour la prise en charge de la société par elle-même face à des menaces qui sont
maintenant multiformes : on pense bien entendu à la menace terroriste. Pour en
revenir au plan heuristique, l’action que mènent certaines unités et leur
démarche d’ouverture et de sensibilisation aux risques peut constituer un
excellent sujet d’étude. ·
L’encadrement
toujours plus suivi des doctorants et pré-doctorants L’encadrement
des doctorants est une grande préoccupation des enseignants chercheurs
habilités à diriger des recherches et à qui ceux-ci ont fait l’honneur de leur
demander de les guider dans cette période d’apprentissage difficile ; il
doit être aussi une préoccupation collective, puisque dans le domaine des
sciences sociales comme dans celui des sciences humaines les thèses constituent
une part importante de la production de recherche ; la création des écoles
doctorales a voulu répondre à ce besoin mais on sait que ces organes
‘généralistes’ prennent mal en compte les préoccupations thématiques
spécifiques des doctorants, et on peut voir que la bureaucratisation de ces
« écoles » peut avoir au contraire des effets totalement pervers sur
la relation essentielle directeur/doctorant… Le
CDPIAC croit beaucoup à l’efficacité des échelons intermédiaires, et c’est
pourquoi nous avons encouragé l’année dernière la mise sur pied d’un Groupe de
Recherche des Doctorants en Analyse des Conflits. Ce groupe, très actif,
travaille bien sûr en symbiose avec le CDPIAC mais possède sa dynamique propre. Par
ailleurs, la signature des conventions ci-dessus évoquées, l’intégration dans
des projets comme l’HUMSEC (lien hypertexte ?),
nous permettent de donner aux doctorants des possibilités de formation mais
aussi d’expression de leurs compétences dans leur domaine de spécialisation.
Les liens en cours d’établissement avec différents établissements et
institutions, aussi bien universitaires que professionnels, vont également dans
ce sens. Notre ambition est bien sûr de
systématiser l’échange de nos doctorants avec nos partenaires internationaux. 3) Le développement d’un réseau d’expertise et de recherche
national, européen, et international Liste
des partenariats passés, établis et à venir : Office
des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) HUMSEC Département
de Science Politique et de Relations Internationales de l’Université de Dublin Commandement
de la Formation de l’Armée de Terre (CoFAT) 48e
Régiment de Transmission Centre
National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie (CNEFG) Institut Prospective et Sécurité en Europe Marie-Hélène Gozzi et Anne Mandeville,
co-directrices du CDPIAC |